Kirenaga, en japonais, signifie la longévité du tranchant, ce blog parle de tout ce qui tourne autour des lames japonaises en essayant de faire partager ma passion.
jeudi 23 février 2012
Du bois...
Nouvelle réception d'essences de bois pour les manches.
En bas à gauche, érable stabilisé, loupe d'amboine stabilisé et au dessus cocobolo.
Au milieu, de bas en haut, bocote, palissandre rouge, ébène de macassar et noyer tigré et imprégné.
A droite, de bas en haut, santal, zircote, ébène et gaïac.
Rendez-vous bientôt pour le résultat...
jeudi 16 février 2012
Fingerstones
Les fingerstones sont des éclats de pierres naturelles qui servent au polissage final de la lame. J'en avais commandé trois échantillons par le biais de Hide's export. Elles sont bien utiles pour rajeunir une lame et lui donner de l'éclat, mais mieux vaut faire des essais avec plusieurs pierres pour chaque type de couteaux.
J'ai testé la pierre Hakka sur mon Shigefusa en damas:
L'Hakka donne beaucoup de boue lors du polissage, le résultat donne un bien joli contraste, néanmoins la pierre s'use très vite.
Les deux autres sont plus dures et s'usent donc moins vite, la Nakayama donne un peu plus de boue que l'Uchigomori, mais beaucoup moins que l'Hakka.
A suivre sur d'autres essais...
J'ai testé la pierre Hakka sur mon Shigefusa en damas:
| Avant, |
| ...et après. |
L'Hakka donne beaucoup de boue lors du polissage, le résultat donne un bien joli contraste, néanmoins la pierre s'use très vite.
Les deux autres sont plus dures et s'usent donc moins vite, la Nakayama donne un peu plus de boue que l'Uchigomori, mais beaucoup moins que l'Hakka.
A suivre sur d'autres essais...
Petite pause gourmande
mardi 14 février 2012
Nouveau gyuto du maître Teruyasu Fujiwara
Fujiwara san est de la quatrième génération, il y a 140 ans sa famille forgeait des sabres et il y a sans doute des secrets de fabrication qui ont perdurés. Cela expliquerait cette lame incroyable, la lame est dure (64HRC), mais garde une flexibilité, les bords sont nets et le reste beaucoup plus longtemps, le tranchant inqualifiable. Les procédés durant la forge sont très pointus dont la trempe à l'argile.
La gamme Denka no Hoto, "trésor de la famille d'épée" , est la plus aboutie de Mr Fujiwara. Le coeur est en aogami super, 1,4% de carbone, avec un revêtement inoxydable. La lame est martelée, tsuchine, pour limiter l'adhérence des aliments dessus, et la finition est noire, laisser brute, appelée kuro-uchi.
Mon gyuto fait 345mm de longueur en tout, lame de 210mm de long et 51mm de large pour un poids de 190gr. Le couteau est très bien proportionné, le point d'équilibre est au niveau de la garde.
Le prix de vente est élevé comparativement à d'autres lames en AS avec un revêtement, mais ce couteau est fabriqué 100% à la main. D'ailleurs on peut remarquer que la finition n'est pas vraiment soignée et c'est voulu, pour garder cet aspect artisanal.
Comparativement ce couteau est supérieur à un Takeda, qui pourtant est un des meilleurs à mon avis.
Après modification
samedi 4 février 2012
Concours photos...
Bonjour, pour ceux qui connaissent mon blog, je change mes manches sur mes couteaux, et en ce moment il y a un concours sur facebook lancer par Chroma France.
J'y participe avec une photo de mon Kasumi titanium customisé avec un manche en ébène et rivet mosaïque.
Si vous voulez voter pour moi, voici le lien:
https://www.facebook.com/Couteaux.japonais?ref=ts
Il faut voter pour la photo inscrite par JULIE. C. sur la deuxième page
.... jusqu'au 6 mars.
Merci beaucoup d'avance.
J'y participe avec une photo de mon Kasumi titanium customisé avec un manche en ébène et rivet mosaïque.
Si vous voulez voter pour moi, voici le lien:
https://www.facebook.com/Couteaux.japonais?ref=ts
Il faut voter pour la photo inscrite par JULIE. C. sur la deuxième page
.... jusqu'au 6 mars.
Merci beaucoup d'avance.
samedi 31 décembre 2011
Deuxième Yoshikane
Il me fallait ajouter à ma collection une lame "à trancher" dit "carving knife" servant à découper rôti ou autres pièces de viande. La forme de la lame est longue et fine. Les lignes sont parallèles et le fil remonte vers le dos sur les deux derniers centimètres.
Pour le choix de l'acier et du forgeron, je voulais allier performances et esthétisme. C'était alors une évidence pour moi de faire forger cette lame par Mr Yoshida, suite à la pleine satisfaction que j'ai eu pour mon petit office. Et de lui demander la même forge avec le même acier, en SLD11, Sekisou finition Kuro-Uchi.
J'ai alors envoyé mon schéma à Mr Yohida au mois de septembre, en lui mentionnant une soie sans manche.
Après quelques petites corrections sur les dimensions qu'il devait apporter à la lame pour une meilleure ergonomie, voici le résultat:
Pour le choix de l'acier et du forgeron, je voulais allier performances et esthétisme. C'était alors une évidence pour moi de faire forger cette lame par Mr Yoshida, suite à la pleine satisfaction que j'ai eu pour mon petit office. Et de lui demander la même forge avec le même acier, en SLD11, Sekisou finition Kuro-Uchi.
J'ai alors envoyé mon schéma à Mr Yohida au mois de septembre, en lui mentionnant une soie sans manche.
Après quelques petites corrections sur les dimensions qu'il devait apporter à la lame pour une meilleure ergonomie, voici le résultat:
Le damasquinage est magnifique, la découpe stupéfiante. La remarque que l'on pourrait faire serait l'acier qui est très dur et rigide donc la lame n'est pas du tout flexible et plus difficile à affûter.
Restait plus qu'à faire le manche en noyer stabilisé.
Le résultat après une petite semaine, guillochage sur le dos de la soie et rivets mosaïques.
J'en ai profité aussi pour changer le manche du petty en pakka pour du bois de fer.
Le Shigefusa...enfin
Après sept mois d'attente, il est enfin arrivé. J'avais passé commande par le biais de Mr Nakamura pour un petty sur mesure forgé par le maître Iizuka à Niigata. Ses couteaux sont commercialisés sous la marque réputée "SHIGEFUSA".
C'est la finition Kitaeji, la meilleure de sa gamme, un damasquinage d'acier au carbone et d'acier inox brillant. L'acier qu'il utilise reste un secret bien garder. Mr Iizuka le nomine "spicy steel", mais d'après certains il serait suédois, pur et ressemblerait au shirogami.
Le mien est un petty de 150mm de long, 42mm de large pour un poids de 100gr.
La finition de la lame est impeccable, le manche est traditionnel en honoki et corne de buffle. Le tranchant est vraiment très impressionnant, l'aiguisage facile, mais il demandera de l'attention à l'entretien.
Une pièce unique du maître Iizuka.
C'est la finition Kitaeji, la meilleure de sa gamme, un damasquinage d'acier au carbone et d'acier inox brillant. L'acier qu'il utilise reste un secret bien garder. Mr Iizuka le nomine "spicy steel", mais d'après certains il serait suédois, pur et ressemblerait au shirogami.
Le mien est un petty de 150mm de long, 42mm de large pour un poids de 100gr.
La finition de la lame est impeccable, le manche est traditionnel en honoki et corne de buffle. Le tranchant est vraiment très impressionnant, l'aiguisage facile, mais il demandera de l'attention à l'entretien.
Une pièce unique du maître Iizuka.
mercredi 9 novembre 2011
Relooking de mon Kikuichi
Nouveau manche pour ce gyuto kikuichi en cocobolo tigré, guillochage au dos de la lame, fixation avec rivets crantés borgnes puis coller et avec un unique rivet mosaïque.
l'original
l'original
mardi 18 octobre 2011
Types de forge traditionnelle (rappel)
La forge Kasumi, qui signifie brume, consiste à souder deux métaux l'un en inox doux(jigane), servant de colonne vertébrale au couteau, et l'autre au carbone dur(hagane) pour le tranchant. Ce procédé gagne en fléxibilité et est donc moins cassant, il donne aussi un affûtage plus facile
Le Hon-kasumi, qui signifie vrai brume, est une version plus abouti de la lame durant le polissage et la finition, exécuté par un expert.
La serie Hon Tanren (répété) a un procédé de forge spéciale, consistant à une micro cristalisation de l'acier dur.
La forge Honyaki, elle, n'est faite que d'une seule pièce en carbone, qui donne une lame très rigide, dur et incroyablement tranchante. Mais elle est aussi plus fragile et très chère dû à la diffulté de la forgée, de nombreuses lames cassent pendant le procédé. L'affûtage est plus difficile et nécessite du bon matériel.
Une ligne de trempe apparait également sur la lame, appelé "Hamon". C'est en faite la couche d'argile, qui est sur la lame pendant la forge, d'épaisseur différente (plus sur le dos que sur le fil) qui crée cette démarquation.
Voir "Awase" pour les différents types de revêtement du jigane sur l'hagane.
Le Hon-kasumi, qui signifie vrai brume, est une version plus abouti de la lame durant le polissage et la finition, exécuté par un expert.
La serie Hon Tanren (répété) a un procédé de forge spéciale, consistant à une micro cristalisation de l'acier dur.
La forge Honyaki, elle, n'est faite que d'une seule pièce en carbone, qui donne une lame très rigide, dur et incroyablement tranchante. Mais elle est aussi plus fragile et très chère dû à la diffulté de la forgée, de nombreuses lames cassent pendant le procédé. L'affûtage est plus difficile et nécessite du bon matériel.
Une ligne de trempe apparait également sur la lame, appelé "Hamon". C'est en faite la couche d'argile, qui est sur la lame pendant la forge, d'épaisseur différente (plus sur le dos que sur le fil) qui crée cette démarquation.
Voir "Awase" pour les différents types de revêtement du jigane sur l'hagane.
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